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Présentation de la fédération

La Fédération des Récupérathèques est une association loi 1901 qui vise à essaimer le modèle “Récupérathèque”, accompagner et lier les initiatives, cultiver et valoriser les innovations écologiques.

Essaimer le modèle “Récupérathèque” dans toutes les écoles de création d’Europe. Ce plaidoyer passe par la sensibilisation à la problématique du réemploi mais aussi par une présentation didactique du modèle “Récupérathèque” par différents médias : des campagnes d’affichage ciblés dans les écoles, des articles dans la presse, les réseaux sociaux, notre participation à des événements ou salons liés à l’enseignement artistique ou à l’environnement.

Accompagner la construction de nouveaux projets et la pérennité de chaque Récupérathèque, année après année. Pour ce faire, la Fédération met à disposition différents outils clé-en-main (site web, valise de lancement, application mobile) permettant de faciliter la mise en place logistique d’une Récupérathèque. En outre, La Fédération propose également des accompagnements personnalisés grâce à des Répondants par zone géographique et des interventions sur place (conférences, workshops, suivi de lancement). De plus, chaque année, nous organisons une campagne annuelle de sensibilisation sur le réemploi, centrée sur un matériau particulier, et mettant en évidence son impact sur l’environnement, l’analyse de son cycle de vie complet, et comment l’utiliser au mieux.

Lier en tissant un réseau d’écoles et d’étudiant·e·s autour des valeurs des Récupérathèques, afin que les étudiants puissent se rencontrer et échanger sur leurs expériences locales. Chaque année, nous organisons nos « Rencontres Officielles Annuelles des Récupérathèques » dans une école « débutante » afin de lui donner un joli coup de pouce : par exemple en réalisant du mobilier adapté pour la Récupérathèque en création, en partageant les bonnes pratiques issues de la création d’autres projets, et en réfléchissant ensemble sur les problématiques propres à l’établissement. En outre, cet évènement permet de créer du lien avec les autorités de l’école, afin d’aider à l’ancrage du projet.

En dehors de ces rencontres, le contact reste permanent grâce à la mise à disposition d’une plateforme d’échange et de partage d’informations en ligne.

Cultiver les connaissances acquisses lors de la mise en pratique d’une Récupérathèque, par la mise en place d’enquêtes sur des thèmes liés aux Récupérathèques et à leur impact, par la récolte de témoignages d’étudiants, par la recherche de nouvelles manières d’enseigner, de sensibiliser, de transmettre la circularité de la matière  et par l’étude de l’évolution des pratiques créatives face à ce modèle.

Valoriser les innovations écologiques : en plus d’encourager les réflexes de circularité dans l’utilisation de la matière, la Fédération valorise également les innovations de ses membres, notamment par le biais du Prix des Récupérathèques qui offre de la visibilité à des créateurs émergents.

L'équipe

Equipe CA de la Fédération des Récupérathèques

Olivier Milis

Co-Responsable / Trésorier / Répondant Belgique et Nord de la France

Passionné par les cycles de vie des matériaux, en 2015 il co-fonde la première Récupérathèque aux Beaux-Arts de Lyon. Après son master en design d’espace à l’ENSBA Lyon, Olivier réalise un service civique à la Réserve des arts à Paris pour en apprendre davantage sur le potentiel de développement de la filière du réemploi dans le milieu de la création. En 2017, suite à l’engouement reçu par le modèle “Récupérathèque”, il co-fonde la Fédération des Récupérathèques. Depuis quelques mois, il s’engage à plein temps pour la Fédération et réalise du consulting pour des Récupérathèques en cours de lancement ou déjà établies. 

Esther Coillet-Matillon

Co-Responsable / Coordinatrice / Répondante Sud de la France

Diplômée d’un DNESP Art en 2016 au Beaux-Arts de Lyon, Esther Coillet-Matillon est actuellement enseignante d’arts plastiques au collège. Tout au long de son parcours à l’ENSBA de Lyon, elle s’est engagée dans les différentes instances administratives de l’école et à l’ANDEA afin de représenter les étudiants. Son travail artistique s’inscrit dans la recherche d’une dimension collective. Elle met en places des initiatives étudiantes dont la Récupérathèque qu’elle co-fonde en 2015. La question de la pédagogie participative dans les écoles d’art a fait le sujet de son mémoire. Aujourd’hui elle poursuit son engagement dans ce projet en tant que coordinatrice, intervenante et accompagnatrice des Récupérathèques en construction au sein de la Fédération des Récupérathèques, qu’elle a co-fondée.

Chloé Marliot

Community Manager / Répondante Est-Ouest France

Intéressée par les questions écologiques depuis toujours, c’est tout naturellement en entrant à la Haute École des Arts du Rhin en 2016 que Chloé s’implique dans la Récupérathèque en cours de création dans cette école. Après un an de services ponctuels au sein de « La Pioche », elle reprend les rênes du bureau aux côtés de Martin Albouy. Aujourd’hui, après avoir passé le relais du bureau de « La Pioche », Chloé s’implique au sein de la Fédération des Récupérathèques, où elle est chargée de relayer les informations et contenus touchant le réseau des Récupérathèques pour garder la communauté active et engagée.

Martin Albouy

Secrétaire / Répondant Est-Ouest France

Martin est un jeune artiste engagé. En 2016, il fait partie de la première équipe de la Récupérathèque de son école, la Pioche. Il reprend par la suite le flambeau comme représentant au côté de Chloé Marliot. Son expérience passée dans l’équipe lui permit de faire avancer plus vite les nouveaux projets de l’association. Il est aujourd’hui secrétaire de la fédération. Souvent en déplacement, il est très impliqué dans ce qu’il fait. Enfin, la récupération est au cœur de sa pratique plastique personnelle.

Samuel Mecklenburg

Chargé des partenariats

Porteur de nombreuses initiatives étudiantes au sein de son école, représentant étudiant à l’ANdÉA pendant plusieurs années, puis élu au CNESERAC, il participe en 2015 à la création de la première Récupérathèque des Beaux-Arts de Lyon. Après avoir obtenu son DNA Art en 2018, il intègre le Master Design d’Espace de l’ENSBA Lyon et s’attelle par ce biais à refonder la Maison de l’Écologie, un tiers-lieu expérimental à Lyon dont il est le président. En 2018, il s’implique dans la Fédération des Récupérathèque pour laquelle il s’occupe des partenariats et relations extérieures. Son travail, à mi-chemin entre Arts et Design, traite des questions d’anthropocène et du risque d’effondrement systémique.

OFFRES DE SUIVI

La Fédération a comme mission d’accompagner les Récupérathèques, à leur lancement mais aussi ensuite, pour assurer la pérennité du projet soutenu par l’école. C’est pour cela que nous avons élaboré différentes offres de suivi détaillés ci-dessous.

Lancement

Le lancement d’une Récupérathèque est un projet ambitieux, qui demande un investissement important en temps et en énergie, et qui peut décourager les étudiants s’ils en sont les seuls porteurs. La Fédération a pu constater qu’un suivi de projet à son lancement pouvait, d’une part, aider à concrétiser le projet dans un cadre efficace et réaliste et, d’autre part, le faire dans un délai assez court (un semestre) s’inscrivant mieux dans le rythme estudiantin.

C’est également pour cela que nous proposons et conseillons aux écoles d’inscrire la création d’une Récupérathèque dans leur projet pédagogique, par exemple dans le cadre d’un séminaire donné en collaboration avec un formateur de la Fédération des Récupérathèques.  À titre d’exemple, grâce à l’encadrement d’un professionnel du réemploi, la création de la Récupérathèque de l’Erg à Bruxelles (la Boîte à Gants), a pu être réalisée en un temps record : seulement 4 mois après sa création, la Récupérathèque était opérationnelle.

Pour aider au lancement efficace et rapide de nouvelles Récupérathèques, la Fédération propose donc un accompagnement sur mesure pour chaque école. Cette offre se compose de 45 heures de formation étalées sur un semestre. Un formateur de la Fédération des Récupérathèques facilitera le processus de création de la Récupérathèque (introduction au modèle, répartition des tâches, organisation de l’espace, système d’échanges, etc.). Le formateur servira de lien entre le projet de Récupérathèque, l’administration et le corps professoral de l’école, et contribuera, en concertation avec ceux-ci, à mettre en place une articulation efficace entre les étudiants et l’école.

L’accompagnement sur mesure se clôturera par une semaine de workshop durant laquelle les étudiants et l’accompagnateur finaliseront le fonctionnement de la Récupérathèque et aménageront le local ensemble avec des matériaux de réemploi, en fonction des besoins des étudiants de l’établissement.

Annuel

Pour les Récupérathèques déjà développées, la Fédération propose également un suivi annuel. L’expérience montre que dans le contexte scolaire, si les initiatives étudiantes peuvent se développer rapidement sous l’impulsion d’une équipe motivée, leur pérennité est loin d’être assurée, notamment lors du passage de relais à une nouvelle génération d’étudiant·e·s. Si le modèle “Récupérathèque” prévoit des moyens de pallier à ce problème (p.ex. en créant du lien grâce à la monnaie, ou en mettant en place une procédure de renouvellement anticipé de l’équipe), ce genre de projet étudiant n’est pas à l’abri de quelques difficultés de parcours. Ainsi, une perte de compréhension du modèle, une inadaptation du lieu d’implantation, un manque de volontaires pour prendre le relais, un épuisement des participants ou des problèmes d’efficacité peuvent survenir. Le suivi annuel a pour but de prévenir ces difficultés, d’assurer un suivi rapproché, sur place par mail et téléphone, afin de donner un nouvel élan à la Récupérathèque. La Fédération propose 3 visites d’une journée étalées sur l’année à des moments clés de la vie de la Récupérathèque.

Ponctuel

Pour les écoles qui s’intéressent au modèle de la Récupérathèque et qui aimeraient en savoir plus, la Fédération propose ses services pour l’organisation de conférences sur les enjeux liés à la création d’une Récupérathèque.

Et pour les Récupérathèques confirmées voulant aller plus loin dans leurs réflexions autour du réemploi nous proposons également différents workshops thématiques autour de l’économie circulaire, l’intelligence collective, le réemploi ou l’éco-conception.

Pour toute demande d’informations complémentaires et demande de devis adaptés : federation@recuperatheque.org

ROAR

Chaque année en automne, la Fédération des Récupérathèques organise les Rencontres Officielles des Récupérathèques (ROAR). Cette rencontre se déroule dans une école avec un projet « débutant » afin de lui donner de l’élan.

Les objectifs :

– Échanger dans une ambiance ludique, créer du lien, s’enrichir personnellement, et créer un véritable réseau entre tous les projets des Récupérathèques, en rencontrant des étudiants qui partagent les mêmes valeurs (le développement durable et sa diffusion par la sensibilisation, l’expérimentation et l’innovation, et la solidarité).

– Partager son expérience afin que les différentes initiatives s’enrichissent mutuellement, afin de se pérenniser.

– Cibler les besoins des Récupérathèques pour la création de nouveaux outils.

– Faire évoluer sa Récupérathèque grâce à une nouvelle thématique explorée chaque année lors de la rencontre

Animation Rencontres des Récupérathèques

R.O.A.R. – 1e édition

Fin octobre 2018, l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, la Pré-Fabrique et la FABuleuse Cantine ont accueilli la première Rencontre Officielle Annuelle des Récupérathèques qui a réuni plus de 30 étudiants issus de 7 écoles de création différentes de France et de Belgique.

L’objectif de cette première rencontre fut de dessiner collectivement à quoi pourrait ressembler la Fédération des Récupérathèques à court et long terme.

Chaque projet a eu l’occasion de présenter ses particularités et nous avons pu  travailler en différents groupes sur le fonctionnement idéal d’une Récupérathèque et de la Fédération. Nous avons également eu l’honneur d’assister à une conférence de Baptiste Menu  sur le « Design Symbiotique » dans l’atelier de son collectif Opensources. En outre, nous avons également eu l’intervention de promoteurs du Lien, la monnaie locale de Saint Etienne, nous avons pu en apprendre un peu plus sur les spécificités qu’implique une monnaie locale. Et enfin, tout au long de la rencontre, nous avons pu profiter d’excellents repas à base d’invendus,  concoctés par La FABuleuse Cantine

Nous avions choisi l’ESAD Saint-Etienne comme premier lieu pour cette rencontre car une équipe sur-motivée d’étudiants voulait monter une Récupérathèque rapidement. Aujourd’hui c’est chose faite, l’Aubenne est née et ne cesse d’évoluer et de s’agrandir !

Affiche Rencontre des Récupérathèques

À vos agendas

Bloquez déjà la date ! La prochaine rencontre aura lieu du 31 octobre au 3 novembre 2019.

Le lieu de la rencontre et le programme définitif seront communiqués ultérieurement.

Le prix des récupérathèques

Dans un monde qui doit urgemment se réinventer, le Prix de la Fédération des Récupérathèques mettra un coup de projecteur sur le travail d’un étudiant ou d’un collectif pour qui l’éco-conception ou le réemploi tient une place exemplaire.

Décerné chaque année à partir de janvier 2021 par un jury composé d’experts extérieurs et d’anciens membres de Récupérathèques, le Prix a pour but de favoriser l’émergence de nouvelles méthodes de création, qui prennent en compte la sobriété et la durabilité dans l’utilisation des matériaux. Il mettera également en lumière les écoles qui placent la dimension écologique au coeur de leur projet pédagogique.

Illustration Prix des Récuperathèques

outils

Une autre mission de la Fédération est de simplifier la vie des Récupérathèques qui en sont membres. Pour cela, nous leur mettons à disposition divers outils. 

En voici quelques exemples :

  • “La Valise”, une édition collaborative et limitée, offerte à toutes les Récupérathèques en cours de création, reprenant une série de guides et d’outils pour faciliter leur lancement “clef en main”.
  • Un espace membre sur notre site permettant le partage d’informations, la discussion et la diffusion de bonnes pratiques, sous la forme d’outils créés d’après l’expérimentation des membres des différentes récupérathèques.
  • Des plans de mobilier de rangement adaptés pour une Récupérathèque (“Racks-à-tout”) 
  • Une Web app visant à faciliter l’inventaire numérisé des matériaux, afin de constituer un catalogue en ligne automatique (en développement)